En un coup d’œil : Une demande d’accès à l’information sur le projet Habitat Mont-Tremblant a révélé comment le maire Pascal De Bellefeuille a orchestré un amendement de dernière minute pour imposer ce développement controversé de 16 logements sur le chemin du Village (Mont Plaisant). En accélérant ce dossier à huis clos, le maire a complètement ignoré le rejet du CCU (Comité consultatif d’urbanisme) et a bafoué des protections environnementales cruciales — ce qui vaut à ce projet le titre de « LAGO 2.0 ».
Pourquoi c’est important : Cela contredit directement l’engagement électoral du maire de garantir la transparence et de tenir des consultations pour tout nouveau projet affectant la qualité du milieu de vie. Il n’y a absolument aucune acceptabilité sociale ici. En passant la hache dans le processus d’approbation, l’administration a contourné les protections environnementales et a autorisé une construction sur des pentes fortes, mettant directement en péril le bassin versant du lac.
Le fil des événements : Les registres internes révèlent un effort calculé pour maintenir le public, le conseil et même la haute direction dans l’ignorance jusqu’à la toute dernière seconde :
5 mai : Une séance plénière à huis clos se termine par une égalité de 4-4 chez les conseillers. Le maire refuse de trancher ou de prendre publiquement position.
7 mai (20 h 52) : Le directeur par intérim de l’urbanisme, Louis-Martin Levac, a rédigé le projet d’amendement et écrit en lettres capitales : « ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ ».
8 mai : Lorsqu’on lui a demandé s’il allait envoyer le projet de texte au reste du conseil, le maire a indiqué qu’il préférait que la résolution ne circule pas. Le greffe lui a alors rappelé que la diffusion aux élus relevait d’un choix purement politique, et non d’une obligation légale. À 17 h 59, M. Levac finalise le texte de l’amendement.
11 mai (10 h 00) : La directrice générale par intérim (Amélie Provost) est enfin mise au courant, après avoir été complètement tenue à l’écart du dossier jusqu’au matin du vote.
11 mai (18 h 30) : À peine 30 minutes avant la séance publique, l’amendement complexe est présenté oralement aux conseillers. Les notes du greffe confirment : « Les élus sont surpris, personne n’avait lu le texte ».
La déclaration choc : Le conseiller Patrick Léonard — qui a officiellement proposé l’amendement lors de la séance publique — admettra plus tard qu’il n’était qu’un porte-parole, affirmant qu’il « n’avait aucune idée qu’il devait lire ça ce soir ».
Le maire doit répondre à 3 questions : Pourquoi le maire a-t-il préféré bloquer la circulation du texte aux conseillers municipaux pendant plusieurs jours avant de forcer un vote ? Pourquoi le maire n’a-t-il pas avisé la directrice générale par intérim avant le 11 mai, alors qu’il détenait la résolution finale depuis plusieurs jours ? Pourquoi le maire n’a-t-il pas fourni une copie écrite de l’amendement aux conseillers avant le vote, choisissant plutôt d’ignorer le rejet du CCU et de risquer le bassin versant du lac sur des pentes fortes ?
Notre mandat est d’assurer un développement immobilier harmonieux dans la région en toute transparence et dans un contexte d’acceptabilité sociale.
