L’essentiel : Le controversé Habitat Mont-Tremblant — un projet de 16 unités sur le chemin du Village (Mont Plaisant), dans le fragile bassin versant du lac Mercier — est imposé de force malgré une acceptabilité sociale nulle et un manque flagrant de transparence.
Les faits saillants :
Aucun appui du comité : Le Comité consultatif d’urbanisme (CCU) a rejeté le projet à plusieurs reprises et ne l’a jamais recommandé.
Une série de revirements : Le conseil a bloqué le projet deux fois — un vote à égalité en janvier annulé par erreur de procédure, puis un rejet de 5-4 le 9 février — avant de l’approuver soudainement à 5-4 le 11 mai.
Les positions changeantes du maire : Le maire Pascal De Bellefeuille a personnellement rendu cette volte-face possible en adoptant trois positions différentes : il s’est abstenu en janvier, a voté pour rejeter en février, puis a utilisé son vote prépondérant pour approuver en mai.
Le mystère des 30 minutes : L’approbation finale reposait sur un amendement complexe lu oralement aux conseillers à peine 30 minutes avant la séance du 11 mai. Le conseiller Patrick Léonard a lui-même admis qu’il n’était qu’un porte-parole désigné qui « n’avait aucune idée qu’il devait lire ça ce soir ».
Le mur de silence juridique : Le 29 mai, le maire a affirmé que le texte venait du Greffe. Pourtant, le 12 juin, les avocats externes (PFD Avocats) ont formellement écrit à Les Amis pour refuser de nommer l’auteur, affirmant que la Ville « n’a aucune obligation » de divulguer qui rédige les amendements — contredisant directement la promesse électorale de transparence du maire.
Le vide d’information : Aucune consultation publique n’a eu lieu cette année, et aucune étude d’impact sur les risques sismiques ou le ruissellement vers le lac Mercier n’a été partagée.
Le mot de la fin : Les groupes citoyens (Les Amis, l’Association des résidents du lac Mercier et le Comité de quartier des districts 1 et 2) sont totalement unis pour exiger un moratoire sur le développement à l’échelle du Village. Pas un seul résident local ne s’est prononcé en faveur au conseil, et le promoteur ne s’est jamais présenté pour le défendre.
S’adressant directement au maire lors de la séance du 8 juin, la résidente locale Susie Sicotte a exigé de savoir qui passe en premier — les citoyens ou les promoteurs ?
Notre mandat est d’assurer un développement immobilier harmonieux dans la région en toute transparence et dans un contexte d’acceptabilité sociale.
