Mont-Tremblant, le 19 avril 2026

La Ville refuse de plafonner les taxes de 2026 à 5 %

Lors de la séance du conseil du 13 avril, le maire Pascal De Bellefeuille a rejeté le plafond de taxes de 5 % pour 2026. Le lendemain, un communiqué de la Ville affirmait que ce plafonnement coûterait 3 millions de dollars pour justifier ce refus.

Ces 3 millions de dollars sont une surperception imposée à près de la moitié des immeubles résidentiels de notre communauté. Dans sa propre communication du 14 avril, la Ville a finalement confirmé les données : « 46 % [des immeubles résidentiels] connaissent une hausse plus importante de la valeur foncière (au-delà de 50 % d’augmentation) ». Pourtant, la Ville n’a abaissé son taux de taxation résidentiel que de 25,8 % — une réduction qui ne suffit pas à compenser les hausses de valeur massives subies par des milliers de propriétaires.

Les chiffres prouvent l’injustice : La Ville a appliqué une baisse de taux de 26,1 % pour le non-résidentiel et une baisse presque identique pour le résidentiel. Cependant, comme les valeurs des propriétés ont progressé à des rythmes différents, les résultats sont aux antipodes :

Pour les commerces : La combinaison de valeurs foncières stables et de la baisse du taux a entraîné une réduction massive pour ces entreprises. Par exemple, le RONA et la SAQ (tous deux sur la rue de Saint-Jovite) ont chacun vu leur compte de taxes chuter de 25 % par rapport à 2025 — des économies respectives de 20 522 $ et 6 634 $.

Pour les résidents : Une baisse de taux de 25,8 % était bien trop faible pour compenser des hausses d’évaluation massives. Par exemple, une maison située rue Labelle a vu son compte de taxes réel bondir de 96 %, soit une augmentation de plus de 2 100 $. Ce choc fiscal s’explique par une explosion de l’évaluation foncière de cette propriété, passant d’environ 300 000 $ en 2025 à 900 000$ en 2026. Si la Ville avait plafonné l’augmentation des taxes à 5 %, ce propriétaire n’aurait payé qu’une hausse de 100 $ par rapport à l’année dernière, au lieu de l’augmentation de 2 100 $ réellement réclamée. Un « rabais » de taux de 25,8 % ne signifie absolument rien lorsque la valeur de votre propriété résidentielle triple en un an.

Les moyens d’agir : Le 29 janvier dernier, le trésorier de la Ville, Benoît Grou, a confirmé aux Amis que la Ville disposait d’un surplus d’au moins 5 M$ pour l’exercice 2025. Pourquoi ne pas utiliser une partie de ce surplus pour protéger les milliers de familles de notre communauté qui sont durement affectées par ce choc fiscal ?

Expansion budgétaire : La Ville utilise les hausses de taxes foncières prévues en 2026 pour financer une augmentation des dépenses de 5 M$ par rapport à 2025, soit une croissance de 8,2 %, largement supérieure au taux d’inflation de 2,8 %.

Une voix de dissidence : Le conseiller Jean-Luc Trahan a été le seul à dénoncer cette escalade budgétaire de 50 % en cinq ans (Ville et MRC), avertissant que ce rythme risque de chasser les jeunes familles et les aînés. Nous saluons sa lucidité.

Taxes foncières 2026 : Le maire a déclaré le dossier clos, affirmant que la Ville « ne répondra pas à d’autres questions à ce sujet ».

Prochaines étapes : Dans l’esprit de collaboration évoqué par le maire, Les Amis transmettront bientôt une lettre officielle à la Ville afin de partager nos suggestions pour le budget 2027. Cette correspondance, ainsi que les échanges qui en découleront, seront partagés avec vous dans notre prochaine Infolettre.

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